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Bienvenue à l'Equitable Café

Café associatif d'information et de sensibilisation alternatif écologique et citoyen, l'Équitable Café propose des ateliers, projections-débats, cycles d'informations thématiques, rencontres d'auteurs, mais aussi des produits bio, locaux dans une démarche équitable, tout cela dans un lieu collectif et ouvert au grand public.
Horaires
Lundi 18h - 22h
Mardi 17h - 23h
Mercredi 17h - 23h
Jeudi 17h - 23h
Vendredi 17h - minuit
Samedi 17h - 1h

54 Cours Julien 13006 Marseille

Le Réseau des Cafés Culturels Associatifs

Le Réseau des Cafés Culturels Associatifs

En mettant en avant dans son projet l’éducation populaire et l’accès à la culture pour touTEs, L’Équitable Café s’inscrit dans les mêmes luttes et convictions que le Réseau des Cafés Culturels Associatifs (que nous avons rejoint en 2012). Au cours d’un entretien avec Christian Lamy, nous retracerons les origines et l’évolution de ce réseau dont il est le coordinateur depuis 1998 et salarié depuis peu.

 
(Toutes les citations sont tirées du Manifeste Peuple & Culture de 1945, disponible en cliquant ici.)

 
La commission Lecture Écriture de l’association CREFAD Auvergne (Centre de Recherche d’Étude et de Formation à l’Animation et au Développement) est issue de la coordination nationale des associations qui se reconnaissent dans des valeurs communes, en référence au Manifeste Peuple et Culture. Depuis 1995 elle lutte contre l’illettrisme et contre toutes les formes d’exclusions grâce à l’éducation populaire. « L’éducation, nous le savons, est, après le pain, le premier besoin du peuple. » A l’époque, de nombreux médias et intellectuels clament que l’écrit est fini, ringardisé, n’a plus sa place dans une société qui ne jure plus que par l’écran et par l’image. Les actions menées par la commission se retrouvent donc démunies de toutes ressources face cette énorme machine qui dénigre l’essence même du CREFAD.

 
Cependant, la lutte continue, mais différemment. La question de l’illettrisme doit désormais être rendue publique. « Nous devons rendre la culture au peuple et le peuple à la culture, voilà notre but. » L’association choisit alors d’aller à la rencontre de personnes handicapées par ce problème et repère des besoins et demandes de rencontres avec écrivainEs, auteurEs, et d’accès à plus d’informations et d’alternatives. Des propositions d’ateliers ouverts à touTEs émergent afin de favoriser un rapport à l’écrit plus dynamique, accessible et varié.

 
L’envie d’ouvrir un café sous statut associatif, à but non lucratif, centré sur l’écriture et la lecture se fait alors ressentir. L’objectif est de donner accès à touTEs à la culture, de façon gratuite, intergénérationnelle et inter-milieux sociaux. « Pour que la culture populaire vive, il faut qu’elle dispose d’institutions éducatives qui lui soient propres et qui la rendent accessible à tous. »

 
Le café-lecture Les Augustes ouvre ses portes le 13 octobre 1997 à Clermont-Ferrand au terme de deux années de préparation. Le phénomène prend de l’ampleur, et après quelques mois, deux autres cafés-lecture voient le jour, d’abord à Lyon puis à Brioude (en Haute-Loire). Alors que de nombreux projets demandent conseils auprès de ces trois associations, ces dernières se regroupent pour créer le Réseau des Cafés-Lecture afin de leur venir en aide.
D’autres cafés associatifs ouvrent alors un peu partout en France et rejoignent le Réseau.

 
En 2002 le collectif devient une association déclarée en préfecture profitant d’une subvention de la région Auvergne. De projet en projet, des concerts, projections cinématographiques, du théâtre ou encore des épiceries issues du commerce équitable s’invitent dans les cafés-lecture. Si bien qu’en 2009, le collectif se rebaptise Réseau des Cafés Culturels Associatifs.

 
Le réseau a pour vocation première de permettre aux cafés culturels de tisser des liens entre eux, et produire un discours commun pour se renforcer et se faire entendre des institutions. Il favorise la mutualisation d’informations, de connaissances, d’expériences, et certaines démarches communes : agrément ministériel pour l’éducation populaire, ou l’accueil de services civiques ayant accès à des formations.

 
Il soutient aussi les projets en cours grâce à des conseils, visites, formations, et organise, trois fois par an, des rencontres inter-cafés (printemps – automne – hiver) qui se déroulent dans l’une des structures membres.
Le Réseau dispose d’une charte, décrivant des pratiques, un fonctionnement, et un ensemble de valeurs communes, auxquels les structures qui souhaitent le rejoindre doivent adhérer. « La coopération est la base de toutes les grandes entreprises. Elle nous rapproche d’une culture populaire qui est d’abord une culture vivante. »

 
Le Réseau des Cafés Culturels Associatifs ne fédère qu’une minorité des 300 structures de ce type répertoriées en France : on dénombre une soixantaine de membres.

 
Consultez la liste de ces derniers ici.

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