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Soirée Cultiv’ Alter du 28 juin : dans le sens de la vie !

Soirée Cultiv’ Alter du 28 juin : dans le sens de la vie !

Martine Plaucheur revient, avec ses mots, sur la soirée Cultiv’Alter du 28 juin qu’elle coorganisait avec Cyril Meunier, président d’En-Visages.

Un jour qu’on tchatait sur la condition des créateurs/trices indéEs avec Cyril Meunier, un des piliers de l’Équitable Café, on s’est dit qu’il faudrait organiser une soirée sur ce thème. Et sur ce que ça veut dire, bosser en «circuit court » dans le domaine de la culture – comprenez par là : tous les champs culturels, de l’agriculture à la littérature, en passant par le cinéma, la musique, le graphisme… L’idée a germé, et le 28 juin dernier s’est tenue la soirée « Cultiv’Alter », un échange-débat de 3 heures qui a donné une belle récolte, fertile en réflexions qu’on n’a pas encore fini de défricher…
(Photo : Jonathan Coe)

Le plateau des Cultiv’Alter était composé d’Henri-Frédéric Blanc, auteur, membre de la Revue des Archers éditée par le Toursky, Martine Plaucheur et David Zaw, auteurEs et comédienNEs indéEs de « Zéro Patron Productions », Nuclear Nymph, musique et graphisme, de l’association Tribe united, Tristan Kissourine, peintre, utilisateur d’une crypto-monnaie alternative, Maxime de Terre de Mars, Thomas l’articulteur, Nicolas Roman Borre et Juliette Grimont du cinéma le Gyptis, Christophe le Blay de l’AMACCA de La Roya, et côté médias : Amin de Radio Galère et Jean François Poupelin du Ravi.

A contrario des interviews-éclair et des formules-slogan si prisés en cette ère de zapping, chaque invitéE a eu tout le loisir d’exprimer, depuis son champ d’activité, son expérience et sa vision des circuits courts. Par-delà les spécificités et les différences – et c’est justement cette riche diversité que veut détruire le rouleau compresseur de la grosse industrie – un terreau commun a émergé, dont on récupèrera deux graines à semer :
Les circuits courts répondent à une nécessité pour les créateurs/trices indéEs qui se heurtent, dans les circuits industriels et institutionnels longs, à des obstacles matériels, financiers, idéologiques… incompatibles avec leur mode de fonctionnement et leurs convictions : liberté de créer dans la singularité, l’authenticité, le respect de son « art », face à la logique de rentabilité maximale, et à la volonté d’uniformisation – voire, d’abrutissement des esprits – de la culture de masse.
Les circuits « courts » ne le sont pas tant que cela : dans la pratique, ce choix en marge du système officiel dominant exige du temps, de l’organisation, de l’inventivité… et un engagement sincère et entier. Des légumes que Maxime fait pousser sans adjuvant chimique sur les terres marseillaises, aux lieux de concert que Nuclear Nymph doit sans cesse dénicher, c’est le même combat quotidien pour faire exister, et vous donner en partage une autre culture, dans sa conception comme dans sa diffusion.

Ne pas soutenir cette « Alter Culture » n’entraînerait pas seulement sa mort : ce sont nos vies, nos libertés… notre humanité qui sont en jeu. « La poésie prend le monde en sens interdit, c’est celui de la vie », dit Henri-Frédéric Blanc. Les « Cultiv’Alter » en tous genres prennent le monde en sens interdit, pour avancer dans le sens de la vie…

 

Martine Plaucheur – Artisane auteure-comédienne indée

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